Sommaire :
Le quinquennat de l’austérité ?
Tous fichés à 15 ans ?
Le dogme du nucléaire pas cher est brisé ?
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MegaUpload à la chaise électrique ;
Le travail libère-t-il ?
Lecture : De l’esclavage au salariat, deux facettes d’une même exploitation
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Mesures d’austérité, ca suffit !
Au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007 était créé, pour la première fois dans l’histoire de la République, un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement. Depuis, des dizaines de milliers d’étrangers en situation irrégulière, hommes, femmes, enfants, sont traqués, arrêtés et expulsés, y compris dans un pays en guerre comme l’Afghanistan. Voulue par le chef de l’Etat, mise en œuvre par ses gouvernements successifs, le ministère de l’Intérieur aujourd’hui, et soutenue par l’UMP et ses alliés à l’Assemblée, cette politique est inacceptable car elle viole des principes humanitaires élémentaires et des dispositions internationales ratifiées par la France. A cela se sont ajoutés les effets désastreux du pseudo-débat sur l’identité nationale puis la chasse aux Roms.
Pour que cesse cette situation qui porte atteinte à des droits fondamentaux, menace gravement le droit d’asile et ruine l’existence des personnes étrangères visées, nous appelons à une manifestation nationale et unitaire au mois de mai 2011, à la date anniversaire de la création du ministère de l’Immigration qui perdure aujourd’hui sous une autre forme.
Nous exigeons sa suppression, l’arrêt immédiat de cette politique et la régularisation des sans-papiers.
Appel pour une mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers !
Le 15 janvier, 3 000 personnes ont défilé dans les rues de Tours pour protester contre la tenue du congrès du FN dans la ville.
Un gros cortège NPA a réuni 500 camarades, parmi les organisations politiques, syndicales et associatives (LDH, Attac, RESF, Scalp, CGT, Solidaires, AL, PCF, PG, PS, EÉ, etc.). Cette manifestation était l’aboutissement de trois jours d’actions contre l’extrême droite : ciné-débat, réunion publique étaient également au rendez-vous.
À l’heure où le FN brouille les pistes en se présentant comme un parti ouvrier, il est important de rappeler son discours xénophobe et capitaliste absolument incompatible avec la lutte des classes.
La présence policière disproportionnée pour protéger le congrès du FN est tout aussi inquiétante, bien que guère étonnante. Canons à eau, gaz lacrymogène et tirs de flashball en pleine rue ont été de la partie.
Onze personnes ont été mises en garde à vue, dont un militant NPA. Des policiers de la Bac ont même tenté de se faire passer pour des militants Sud-PTT, Solidaires et NPA !
En plus des idées du FN, il faut continuer de dénoncer la violence policière qui, le 15 janvier, n’a eu pour effet que de protéger la tenue d’un congrès raciste.
Pour les prochaines élections cantonales, le NPA a participé activement à la construction du rassemblement Cher Terre de Gauche. Dans l’idée d’en faire un rassemblement à gauche du PS, sur des bases différentes de celles de l’alliance actuelle PS/PC.
Face à une crise du capitalisme sans issue, nous ne pouvons pas du tout nous satisfaire des politiques d'alternance menées par les gouvernements de droite et de gauche depuis une trentaine d'années. L'unité de tous les partis de gauche derrière le PS est une impasse que le gouvernement Jospin a mise en évidence plus que tout autre. Le NPA est un rassemblement de citoyens dont l'objectif est de construire un véritable projet alternatif pour un socialisme du 21e siècle, et de regrouper les forces sociales pour le porter. L'unité à gauche du PS, parti que l'on peut maintenant considérer comme centriste, est donc au cœur de notre démarche, mais en aucun cas pour rejoindre ensuite le PS et mener sous sa houlette les mêmes politiques d'alternance sans rien changer sur le fond.
Pour les prochaines élections cantonales, le NPA a participé activement à la construction du rassemblement Cher Terre de Gauche. Dans l'idée d'en faire un rassemblement à gauche du PS, sur des bases différentes de celles de l'alliance actuelle PS/PC.
Ça n'a pas toujours été facile et la tension a parfois été forte, surtout sur la question de la participation aux exécutifs (vice-présidences) que le PC érigeait en principe incontournable. Nous avons toutefois réussi à imposer des conditions pour que les élus Cher Terre de Gauche ne fassent plus allégeance systématique à la majorité PS. Nous avons alors décidé de faire confiance au PC et de signer la charte le 16 décembre, lui accordant ainsi plus de chance de conserver ses élus.
Le 21 décembre, la presse locale publiait un article sur la déclaration de candidature de deux candidats vierzonnais parmi les plus éminents de la liste Cher Terre de Gauche, qui attendaient impatiemment la signature de la charte pour se déclarer : Mrs Sansu et Piétu, élus sortants du PC. Non seulement ils se présentent sous la seule étiquette PC, sans même évoquer la charte et ses signataires, mais d'entrée le ton est donné : "ils s'inscrivent à 100 % dans la majorité départementale de gauche". Puis plus loin : "Ils sont confiants dans une reconduction de la majorité actuelle, rendant hommage au travail de son président : " Il ne lui a jamais manqué une seule de nos voix." .
Lors de la réunion suivante de Cher Terre de Gauche, plusieurs organisations ont demandé des explications et la seule qui a pu être fournie a consisté à rejeter la faute sur le journaliste. Il est vrai que c'est devenu très tendance de désigner les journalistes en tant que boucs émissaires même quand ils ne le méritent pas. Seulement, nous ne pouvons en aucun cas avaler une telle couleuvre car, non seulement les propos rapportés dans la presse ne s'inventent pas, mais de telles pratiques ne sont pas dans les habitudes du journaliste auteur de l'article, a fortiori quand ça concerne le maire de Vierzon.
Dès le départ, les élus PC ont donc trahi l'esprit même de la charte, qu'ils venaient juste de signer, en déclarant clairement leur allégeance au PS. Même s'ils changent leur discours par la suite pour tenir compte des réclamations de leurs associés, il serait très naïf de croire qu'ils vont véritablement changer leur fusil d'épaule au fil de la campagne et qu'ils ne continueront pas sur la même ligne une fois élus.
Nous sommes donc maintenant obligés de constater, preuve à l'appui, que la confiance que nous avons accordé au PC n'est plus possible. Ce que nous croyions être l'unité à gauche du PS pour mener des politiques différentes, s'est maintenant transformée en une unité sous le signe de la soumission au PS des élus PC, et Cher Terre de Gauche est devenu une machine à leur servir la soupe.
Nous constatons donc que, pour l'instant, les conditions ne sont pas encore réunies pour une véritable alliance à gauche du PS et nous pensons que ce n'est pas en cautionnant passivement le comportement de quelques apparatchiks que nous avancerons dans la bonne direction. Nous le déplorons et continuerons à travailler pour l'unité mais, dans les conditions actuelles, la seule possibilité qui reste au NPA est de quitter le rassemblement Cher Terre de Gauche avant de devoir avaler de nouvelles couleuvres.
Néanmoins nous ne jetterons pas le bébé avec l'eau du bain et ne feront pas payer aux militants sincères la trahison de quelques élus, nous soutiendrons donc la démarche des candidats de Cher Terre de Gauche qui mèneront leur campagne dans le véritable esprit de la charte.
NPA 18
Dans le cadre de la Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé.

Bourges abrite un site militaire où sont testés les armements de l’armée française. Entre 1990 et 2001, on y a expérimenté en 1400 tirs environ à l’air libre des armes à uranium appauvri sur le polygone de Bourges.
L’uranium appauvri est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium à partir de l’uranium naturel. Sa masse volumique est élevé et il est pyrophorique. Cela en fait un matériau de fabrication d’obus antichar, et notamment dans les « obus-flèches » utilisés lors de la première guerre du Golfe, au Kosovo, ainsi que durant les premières phases de la guerre en Irak (2003-2005).
Dans le cas d’un obus d’artillerie le « pénétrateur » est une barre filetée, composée d’uranium appauvri. Pendant l’impact, l’uranium s’échauffe et atteint sa température de fusion, qui est inférieure à celle de l’acier ; il crée avec le fer du blindage un eutectique, ce qui provoque la fusion du blindage et participe à la perforation, en projetant le métal liquide dans l’habitacle. Cela se propage dans la cible et tout ce qui est inflammable va s’enflammer voire exploser ; par ailleurs, l’uranium pulvérisé qui pénètre dans l’habitacle s’enflamme également, d’où l’explosion des chars de combat environ 5 secondes après l’impact.
Cette combustion de l’uranium appauvri donne la poudre d’oxyde d’uranium. Les poussières ainsi produites se répandent dans l’atmosphère, elles mesurent moins de 1,5 microns.
Elles sont donc respirables, peuvent se déposer dans les alvéoles et être absorbées par le système lymphatique ou le sang.
Alain Acariès (Association des victimes de la guerre du Golfe)
Abraham Béhar (Association des Médecins Français pour la Prévention de la Guerre Nucléaire)
Patrice Bouveret (Centre de Documentation et de Recherche sur la Paix et les Conflits)
Ria Verjauw (International Coalition to Ban Uranium Weapons)
Roland Nivet (Mouvement de la Paix)
Dans le cadre de la journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé, le NPA18 s’est associé au groupe « Alerte uranium » du collectif 18 contre la guerre pour organiser un circuit traversant le champ de tir de Bourges, ceci afin de sensibiliser la population à la dangerosité de l’uranium et présenter des exigences locales, notamment une analyse par la CRIRAD, organisme indépendant.

10H30 Rassemblement place Séraucourt. Nous étions une trentaine.

Objectif : sensibiliser la population à la dangerosité de l’Uranium et présenter nos exigences locales

Connaissant les effets de ces armes sur les populations de l’ex Yougoslavie, d’Afghanistan, d’Irak et sur les soldats états-uniens qui les ont utilisées (cancers, leucémies, malformations congénitales), on peut redouter les conséquences sanitaires au voisinage du périmètre de ces tirs, notamment près du polygone où ces armes et ces munitions étaient testées.

Et qu’en est-il aujourd’hui ? Les essais ont-ils cessé, ont-ils repris ? Quels sont leurs effets sur la santé humaine ? Quand fera-t-on l’analyse des sols et des eaux ? Quelle est la masse d’uranium disséminée sur le champ de tir du polygone ? Le site a-t-il été décontaminé ? Comment a-t-on contrôlé la santé des personnels qui ont participé aux essais ? Et celle des habitants voisins du site militaire ?

Arrêt – Soye-en-Septaine Vente de pommes de terres bio afin de récolter des fonds pour la réalisation d’une enquête environnementale à proximité du polygone : recherche d’uranium dans les eaux (nappes phréatiques) dans les sols (boues de marais), dans la flore et la faune.


l faut compter 10 000 euros pour une étude complète réalisée par la CRIRAD. 1000 à 2000 euros si nous faisons les prélèvements nous même et environ 90 euros pour une analyse d’eau ou de boue.

Arrêt – Crosses : Nous demandons également la réalisation d’une enquête épidémiologique (registre des cancers) dans le Cher, en particulier dans les communes proches du polygone.
Un PPRT (plan de prévention des risques technologiques) doit être disponible et affiché dans toutes les mairies bordant le polygone.

Traversée du champ de tir entre Crosses et Avord : Le cortège (non violent) était fortement encadré par plusieurs véhicules de la gendarmerie et des RG

Pour réaliser des analyses il faudrait effectuer un repérage photo… Seuls les chasseurs ont le droit certains jour de se « promener » sur ce site où rappelons le entre 1990 et 2001 1400 séances de tirs à l’air libre d’armes à uranium appauvri ont eu lieu. Quel conséquence sur le gibier ?


Arrêt de la caravane au milieu du champ de tir

Avord avec sa base aérienne stratégique et nucléaire, quel meilleur site pour informer la population des dangers sur l’utilisation des armes nucléaires.

Sensibilisation de la population à la dangerosité de l’Uranium et présentation de nos exigences locales :
arrêt des tirs d’armes à Uranium qui durent depuis 40 ans sur le polygone
transparence dans la surveillance du stock sur le polygone des déchets radioactifs des tirs.

Toutes ces demandes ne sont que la mise en œuvre d’une résolution quasi unanime du Parlement Européen (mai 2008)
Ria Verjauw de l’International Coalition to Ban Uranium Weapons nous accompagnait. Elle n’a pas manqué de rappeler que la dernière résolution soumise à l’ONU concernant la transparence des données relatives à l’utilisation des armes à uranium appauvri a été adoptée par une large majorité (141 États pour, 36 abstentions). Seuls quatre États ont voté contre : les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et Israël.


Retour sur Bourges en fanfare
qu’en est-il aujourd’hui ? Les essais ont-ils cessé, ont-ils repris ? Quels sont leurs effets sur la santé humaine ? Quand fera-t-on l’analyse des sols et des eaux ? Quelle est la masse d’uranium disséminée sur le champ de tir du polygone ? Le site a-t-il été décontaminé ? Comment a-t-on contrôlé la santé des personnels qui ont participé aux essais ? Et celle des habitants voisins du site militaire ? Autant de questions à ce jour sans réponse. L’utilisation de minutions à uranium appauvri est un sujet entouré d’une omerta fleuretant avec le secret défense. Pas simple, notamment en regard des enjeux économiques forts pour un territoire comme Bourges.
L’uranium appauvri est le cheval de Troie de la guerre nucléaire car il continue d’irradier et de tuer après les combats. Il est impossible de s’en débarrasser.
Marie Avril, Olivier Dalle – NPA18
Plus d’infos ? :
http://www.sortirdunucleaire.org ;
http://www.bandepleteduranium.org/e...
http://www.avigolfe.com
http://amfpgn.org/site
http://www.mvtpaix.org
Le NPA18 participe au comité de défense des retraites avec d’autres partis, syndicats et citoyens. Nous nous sommes retrouvés sur le texte d’appel co-rédigé par ATTAC et la Fondation Copernic résumé dans cet article. Ensemble, faisons échec au gouvernement !
Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver.
● Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique car toutes les dispositions prises (calcul sur les 25 meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote...) ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %.
● Le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié-es les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite.
● Les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes.
● La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques.
● Une alternative à cette régression sociale existe pourtant par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits.
C’est le partage des richesses qui constitue le tabou à faire sauter,
et non l’âge de départ à la retraite
Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité
On peut aussi signer l’appel national sur le site :
http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/
Organisations participantes :
Alternative libertaire, Attac 18, CGT, Convergences citoyennes 18, Fédération du Cher du PCF, FSU, Gauche alternative, Jeunes du PCOF, Jeunes socialistes du Cher, La FASE, M’PEP, MRC, NPA 18, PCOF, Parti de Gauche 18, Union Syndicale Solidaires.
Nous sommes à votre disposition si vous souhaitez participer à la vie du NPA 18, être au courant de nos actions, et encore d’autres choses.
Pour nous contacter :
Didier Martias : 06.83.85.32.83
email : npa@bourges18.fr
* Le samedi à Bourges au marché de la Halle Au Blé (à l’entrée "principale")