Le capitalisme est une impasse !
C’est vrai mais pourquoi ?
La réponse en 2 vidéos et un lien.
http://m-lasserre.com/textes/textevideoimpasse.htm
Le capitalisme est la propriété privée du capital.
Le capital ?
Le capital naturel (les ressources naturelles, comme l’air, l’eau…), le capital technique (les usines, les machines industrielles…) et le capital financier (le capital bancaire, la monnaie de crédit…).
Le socialisme est la propriété collective du capital. Il remplace la spéculation par l’utilisation concertée et intelligente des ressources, il remplace la concurrence destructrice par la solidarité qui multiplie…
Dans le monde qui nous entoure, il y a à la fois les vestiges du passé et les germes de l’avenir.
Le 18 juin 1973, après plusieurs semaines de grève avec occupation, une assemblée générale des travailleurs de l’usine Lip de Palente décide la remise en route de la production sous son contrôle.
Le 5 janvier 2010, une assemblée générale des travailleurs de l’usine Philips de Dreux décide la relance de la production sous son contrôle…
La grande question qui se pose à nous tous : qu’est-ce qui est important ? S’épuiser à piétiner les vestiges du passé ou cultiver les germes de l’avenir ?
Jean-Louis
Marteau : Outil de percussion, composé d’une masse métallique percée d’un trou (œil) dans lequel est fixé un manche.
On peut déduire de cette définition qu’un marteau n’est ni une éponge, ni un lasso et que la phrase « Passe-moi l’éponge, j’ai un clou à enfoncer » est peut-être drôle ou poétique mais pas d’une grande utilité pratique.
Socialisme (ou communisme) : Propriété collective du capital (voir la Lettre d’info n° 41).
On peut déduire de cette définition que les pays de l’ex-URSS n’étaient pas socialistes, que la Corée du Nord n’est pas communiste, ni Cuba d’ailleurs, et que le PS n’est pas socialiste.
Conclusion : avant de discuter de quoi que ce soit, il faut se mettre d’accord sur la signification des mots qu’on va employer, sinon on perd son temps…
Comment est-il possible que quelques milliers de profiteurs pourrissent la vie de plusieurs milliards d’êtres humains, de travailleurs (travailleur ? à définir une prochaine fois) ?
C’est tout simple : c’est que nous laissons aux politiciens de droite ou de gauche au service de ces profiteurs le soin de faire de la politique à notre place.
Parce que nous croyons ne pas être compétents, que nous n’avons pas le temps… Pour tout changer, il faut s’y mettre tous. Le pire cauchemar pour les capitalistes serait que nous fassions tous de la politique, tout le temps.
La politique, ce n’est pas compliqué, c’est décider ensemble ce qui est bon pour nous, pour la planète... Ne jamais faire confiance à un parti, sauf si nous sommes tous ce parti et que ce parti est le parti de tous.
Jean-Louis
Travailleur ?
Un travailleur n’a principalement pour vivre que les revenus de son travail passé, présent ou futur.
C’est le travail humain, et lui seul, qui produit directement ou indirectement les richesses que s’approprient les capitalistes pour leurs extravagances destructrices et pour faire joujou
En échange de son travail, le travailleur reçoit de quoi survivre, entretenir sa force de travail, élever les futurs travailleurs, végéter comme retraité et consommer ce que les capitalistes choisissent de lui faire consommer.
Mais le plus fort, c’est que les capitalistes ont mis au point une foule de mécanismes plus ou moins compliqués pour récupérer une bonne partie du revenu de survie concédé aux travailleurs (impôts, taxes diverses, crédits, « rentabilisation » des services publics par la privatisation…).
Pourtant, les capitalistes ne sont que des grains de poussière qu’il serait facile de balayer pour que les travailleurs aient une vie qui vaille le coup.
Jean-Louis
Concurrence (compétition) ?
Les travailleurs compétents et soucieux de bien faire d’une usine de Bourges fabriquent des chaussures d’excellente qualité.
Les travailleurs compétents et soucieux de bien faire d’une usine de Vierzon fabriquent des chaussures d’excellente qualité.
Les syndicats des deux usines ont obtenu une pause toutes les deux heures. Mais il y a un hic. La pause est de cinq minutes à Bourges et de dix minutes à Vierzon.
Dans un monde capitaliste, de lourdes menaces pèsent sur l’usine de Vierzon qui est légèrement moins « compétitive » que celle de Bourges.
Son taux de profit est plus bas (taux de profit ? voir une prochaine Lettre d’info). La direction de l’usine de Vierzon va sûrement faire preuve d’une grande imagination (capitaliste) : réduire à cinq minutes la durée de la pause, réduire les salaires (si c’est possible), augmenter la productivité en licenciant ou fermer carrément l’usine…
Et certains osent parler des « bienfaits » de la concurrence.
Cet exemple est simpliste mais édifiant. Et que dire de la concurrence désastreuse entre les pays, les continents. Seul le socialisme (voir Lettre d’info n° 42) peut nous sortir de ce guêpier.
Jean-Louis
Profit ? Le profit c’est du vol.
Le travailleur salarié vend sa force de travail en échange d’un salaire. Il ne vend pas le produit de son travail mais sa force de travail, disons, pour une journée, une semaine, un mois…
Où est le tour de passe-passe ?
C’est tout simple.
Le capitaliste va se débrouiller (en jouant, par exemple, sur l’intensité du travail) pour que le travailleur produise en quatre, trois ou deux heures seulement une valeur correspondant à son salaire journalier.
La valeur produite les quatre, cinq ou six autres heures qui restent vont directement dans sa poche : c’est du travail non payé, c’est le profit. Voilà pourquoi les capitalistes ont tellement horreur des (vraies) réductions du temps de travail et aussi pourquoi ils sont si friands des heures supplémentaires.
En effet, la neuvième heure à, disons, 25% ne les fait pas débourser la valeur d’une heure normale + 25% mais seulement un quart d’une heure normale, puisque la neuvième heure fait partie des heures que le capitaliste ne paie pas.
On comprend mieux le slogan « travailler plus pour gagner plus » qui, en réalité, signifie « travailleur, travaille plus pour gagner un tout petit peu plus et surtout pour faire faire encore plus de profit au capitaliste ».
Et ne devrait-on pas remplacer « pas touche à mon dimanche » par « vive la semaine de quatre jours ouvrés de six heures » ou « vive la semaine de trois jours ouvrés de huit heures », sans baisse de salaire évidemment ?
Jean-Louis
Chômage (réserve industrielle) ?
Dans la société capitaliste, le chômage est une absurdité normale.
L’accumulation du capital augmente les capacités de production et donc les richesses… qui sont accaparées en tant que profit (voir la Lettre d’info n° 46) par une minorité dans le cadre de… l’accumulation du capital et ainsi de suite.
Dans une telle société, tout progrès organisationnel, technique ou scientifique se retourne contre les travailleurs.
Nous connaissons tous la chanson. Supposons que 100 travailleurs produisent, chaque jour, 1000 paires de chaussures.
Grâce à une invention géniale, une nouvelle machine permet de produire 4000 paires de chaussures avec seulement 50 travailleurs.
Dans une société humaine solidaire (socialiste), on pourrait maintenir 100 travailleurs en activité, réduire considérablement leur temps de travail et peut-être même embaucher, tout en chaussant les gens pour moins cher ! Mais dans une société capitaliste, non.
On va jeter 50 travailleurs sur le carreau, on va créer une réserve de force de travail disponible qui va aider à modérer les exigences des travailleurs actifs.
Tout le « miracle » capitaliste est là : l’accumulation des richesses par une minorité de margoulins entraîne l’appauvrissement et la précarisation de la majorité.
Et ça, on le voit bien en ce moment. Pourtant, il suffirait d’un rien…
Jean-Louis
* Le samedi à Bourges au marché de la Halle Au Blé (à l’entrée "principale")